Voici une série de clichés sur ma ville, celle qui m’a accueillie en tant que jeune adulte, il y a maintenant six ans. Un peu comme une amie, elle m’influence, me bouscule, m’agace parfois mais m’a toujours fait évoluer.
« Les veines de Marseille » est une exploration intime de la cité phocéenne : ses rues parfois trop étroites, ses routes souvent cabossées, son énergie quelquefois rebelle, ses lieux plus ou moins touristiques… tout ce qui constitue son ADN.
Cette série est un hommage personnel à Marseille, un éloge de ses failles et de sa beauté qui en font l’une des plus belles rencontres de ma vie.


Mon Minolta ne m’offre pas l’ampleur d’un grand angle pour capturer un bâtiment d’architecture en entier. Mais j’aime sa focale, très proche de la vision humaine, qui cadre le monde comme mes yeux le voient.
Faute de pouvoir capturer le bâtiment dans sa totalité, j’en ai saisi un fragment avec ses lignes, sa perspective et son ombre ; tel qu’il se dressait devant moi.
Une des nombreuses rues depuis laquelle on peut admirer la bonne mère.


Ce miroir, appuyé contre la vitrine de l’un des nombreux magasins de deux-roues du cours Lieutaud, dénotait du reste de la rue par son style d’un autre temps.
Il a éveillé en moi le souvenir de mes années étudiantes, lorsque j’habitais dans cette artère turbulente de Marseille.


Marseille a fait grandir en moi une conscience politique profonde et une volonté d’agir. Je pourrais écrire des lignes pour tenter d’expliquer ce que j’y ai compris ces dernières années mais mes mots semblent toujours basculer vers des clichés qui m’agacent.


Je préfère que la photographie parle à ma place, quand les mots peinent à dire juste
A Marseille, les vélos ne sont que partiellement invités à partager la chaussée.

A suivre …
A visiter sur ce site…

